La Belgique a mis en place son mécanisme de filtrage des investissements étrangers directs le 1er juillet 2023. Le mécanisme de filtrage vise à protéger les secteurs stratégiques comme les infrastructures critiques, la santé et les technologies de pointe, contre d'éventuels risques pour la sécurité nationale.
Au cours de cette première année (1er juillet 2023 – 30 juin 2024), 68 dossiers ont été soumis au Comité de Filtrage Interfédéral (CFI). Parmi ces dossiers, 53 investissements ont été approuvés, aucun n'a été refusé, et 15 sont encore en cours d'examen. Le montant total des investissements concernés s’élève à environ 2,06 milliards d’euros.
Les États-Unis se distinguent en tant que principal pays d'origine des investisseurs, représentant 43% des dossiers notifiés au CFI. Les secteurs les plus concernés par les notifications sont : les données (15,1 %), la santé (15,1 %) et les infrastructures numériques (11,6 %).
En moyenne, 6 notifications ont été reçues chaque mois, avec des pics d’activité en mai 2023 (10 notifications) et décembre 2023 (9 notifications). Malgré quelques retards dus à des informations manquantes, la durée moyenne de traitement d'une procédure est de 31 jours.
Selon Anne Bonnet, présidente du CFI, le bilan de la première année de fonctionnement est encourageant, malgré de nécessaires ajustements et clarifications. La Commission européenne a, de son côté, déjà lancé une proposition de nouveau règlement sur le filtrage des investissements étrangers.
Le rapport annuel 2023-2024 sur le filtrage des investissements étrangers directs peut être téléchargé via ce lien : Filtrage des investissements étrangers directs - Rapport annuel 2023-2024 | SPF Economie.